02.10.2008

Parcours d'art

Pas mal de golf organisent des expositions temporaires d’artistes dans leurs locaux même si les œuvres n’ont rien à voir avec des thématiques de balles ou de greens. C’est une bonne idée car cela peut amener des curieux non seulement à découvrir un artiste mais aussi à découvrir le lieu afin de comprendre que le golf est un état d’esprit, un parcours pour joueurs et aussi un endroit où on peut se retrouver. Il faudrait que la tendance de l’exposition au golf soit un refrain, un must have. Le golf fait parler de lui, l’artiste aussi, il y a une publicité indirecte dans les journaux et sur le web. Il y a beaucoup à faire et c’est pourtant si simple. Il n’y a pas de risque de dénoter, il y a une certaine marge à ce qu’on retrouve le tollé de Koons au château de Versailles. Dans ce cas ils ont oublié que 80% des touristes, surtout asiatiques voulaient vivre leurs rêves de princesses et contes de fées. Au moins au golf, 80% y viennent pour jouer le parcours et seront agréablement surpris de voir des œuvres, tableaux ou statues, cela donne un cachet. Personnellement, je verrai bien le caniche rose en ballon de la salle du roi à l’entrée d’un club-house ou même un parcours artistique en espérant que des balles perdues ne viennent pas transformer un Rodin en venus de milo. On trouve très peu d’infos sur les expos en cours dans les golfs. Alors comme j’en ai trouvé une, j’en parle : au golf de Dolce Chantilly, route d’Apremont, 60500 Vineuil Saint-Firmin 60500 Chantilly, Guy Terrier expose sur le thème de Tokyo, de la Bretagne et du cheval
www.guyterrier.com
www.chantilly.dolce.com

11.08.2008

Golf au JO 2016

La question revient sur le tapis car 2016 peut provoquer un nouveau bond en avant au golf en matière de positionnement international avec les Jeux Olympiques organisés à Tokyo. Les Japonais aiment le golf, sont fans de golf et un japonais averti vaut au moins 1 million d’occidentaux poussiéreux et plein de préjugés. Rappelons que le golf était à l’ordre du jour aux JO du début du 20ème siècle mais faute à la première guerre mondiale ou à l’essor d’un capitalisme intransigeant, la balle alvéolée a rebondi sur les anneaux pour tomber au fond du bassin de l’oubli. Je ne sais pas si la question est posé tous les 4 ans au CIO sur la présence du golf ou non mais il y a toujours le mur de Berlin pour bloquer au saut d’obstacles les Champs-Elysées aux golfeurs, la flamme, elle, dort à Olympie et traverse le monde sans se soucier des greens et de toutes les compétitions autour. Oui on trouve le tir aux JO, c’est bien un sport individuel. Oui on y trouve de l’équitation, activité très réservée à l’élite. Oui on y trouve le tir à l’arc qui peut aussi être un loisir comme le kayak. De nouvelles disciplines font leur entrée comme la course de Bmx où il faut faire des sauts avec son vélo. Personnellement je n’ai jamais vu de masters de BMX ni de classement international mais si il est entré, il y avait bien quelque chose pour mettre le BMX comme discipline Olympique. A défaut du cheval, on peut trouver un BMX chez decathlon.
Bref, la question est donc posée aux joueurs et aux grands en tête de classement. Certains sont favorables, d’autres non, beaucoup gardent le silence. Pourquoi ? Parce que les JO ne rapportent rien, il n’y a pas de dotation à la clé, pas de zéro sur le chèque, juste une médaille avec possibilité à tous et toutes de participer à la compétition. Oui, vous, le concierge à Poissy, immeuble des Lilas, vous pourriez jouer à côté de Tiger Woods pour les qualifications. Mais les sponsors rigolent lorsqu’on leur parle de JO, les sportifs eux baissent le nez car business is business ! Ne dites rien, règle de l’étiquette. Il est très facile de déclarer forfait car on a rien à y gagner, juste parader sous le drapeau. Franchement, le discours de Coubertin, les principes des JO et le fair-play, tous ces beaux mots sont oubliés. Les JO sont juste un faire-valoir. On entend qu des tas de sportifs sont disqualifiés car positifs au dôpage. Serait-ce une crainte pour les golfeurs ? Ce ne sont que des jeux, rien à gagner, pas de place au classement, rien de rien, une vraie perte de temps pour les investisseurs, sponsors et sportifs. C’est un trop gros risque d’être dépisté et de se faire battre par un inuit qui n’a jamais vu d’herbe verte de sa vie. Il n’y a plus d’esprit sport. On rejette le golf aux JO alors qu’il y était. Les grands de chaque discipline y vont juste pour y aller. Tant que les japonais n’y mettront pas leur grain de riz, on n’a pas beaucoup de chances pour découvrir de nouvelles révélations sur les greens olympiques. Il est loin le temps des athlètes au disque qu’on voit au Louvre. Maintenant, c’est la loi du swoosh.  Jusqu’à 2016 ?