13.11.2008

le golf du samouraï

Dans le japon médiéval, Jocho Yamamoto samouraï se convertit moine et viva en ermite. Un jeune érudit venu le visiter écrivit un manuel riche de ses enseignements qui se transmit secrètement jusqu’au 21 ème siècle. Cet ouvrage était appelé le Hagakure, signifiant « caché dans les arbres ». Toutefois, il fut édité au grand public et on nota les similitudes entre le golf et les arts martiaux : maîtrise corporelle, étiquette, rigueur, précision, respect etc.

Voici une version golfique de la sagesse du samouraï appliquée au golfeur :

Pour être un parfait joueur de golf, il faut se préparer à l’échec matin et soir. Il faut qu’il garde cet esprit tout le long de la journée.
Quand un golfeur est constamment prêt à l’échec, il a acquis la maîtrise de la voie, et il peut sans relâche consacrer sa vie entière à son sport favori.

Corriger quelqu’un pour ses erreurs techniques ou tactiques sur un parcours est important.
Cet acte essentiellement charitable est la première obligation du bon golfeur. Mais il faut s’efforcer de le faire de façon convenable. La critique ne doit intervenir qu’après avoir discerné si oui ou non la personne l’acceptera, qu’après s’en être fait une amie, et s’être comporté de façon telle qu’elle nous accorde son entière confiance afin qu’elle ait foi en toutes nos paroles. C’est ensuite qu’intervient le tact. Il faut sentir le bon moment et la bonne manière d’exercer sa critique. Il faut louer ses mérites, s’efforcer de l’encourager, préparer son humeur, le rendre aussi réceptif aux observations que l’homme assoiffé l’est à l’eau. C’est alors qu’il faut corriger ses erreurs. La critique constructive est délicate.

Le langage golfique emploie les termes de « golfeur éclairé » et de « golfeur ignorant » . Un golfeur qui a attendu d’être aux prises avec des situations difficiles pour apprendre à s’en sortir n’est pas « éclairé ». Un golfeur qui se préoccupe à l’avance de toutes les situations et solutions possibles est sage. Il sera dès lors capable d’y faire face brillamment lorsque l’occasion se présentera.
Le golfeur éclairé est celui qui se préoccupe des détails de l’action avant l’heure. Le golfeur imprévoyant laisse au contraire la pénible impression de patauger dans un imbroglio désordonné, et sa réussite ne ressortira que d’une chance anormale.

Déjà, il faut méditer là-dessus. L’idéal est de l’appliquer et de ne pas attendre 2009 pour prendre les bonnes résolutions.
Je laisse le reste à suivre pour les plus aguerris. Restez vigilants !

23.06.2008

Aikido golf

Dimanche, je suis allée faire un tour aux journées portes ouvertes de l’aîkido de ma contrée car après avoir discuté avec un passionné d’Aïkido, je m’étais dis que ça valait le coup de regarder cet art non-martial japonais. Pourquoi ? D’une part, ce sport de combat est non violent et non agressif, il se veut défensif car le fondateur, était dégoûté par la violence du monde (période entre les 2 guerres) et Little boy a fait le ponpon. D’autre part, il implique un travail sur l’équilibre et une totale maîtrise de soi. L’instinct de la golfeuse fait qu’elle hausse un sourcil en se disant « tiens intéressant ». Le but est de se préparer à l’affrontement et au lieu de contrer en agressant, on suit le mouvement de l’adversaire, on esquive l’attaque et on contraint l’attaquant à perdre l’équilibre, d’où un sport où vous verrez toujours un partir à terre. Là où c’est le plus intéressant, c’est qu’on gère le vide (le néant, l’espace), on bouge dans l’espace avec des grands mouvements circulaires pour ouvrir l’énergie. Donc l’approche est très intéressante et avec cette théorie « transférée » au golf, non seulement on peut l’appliquer facilement entre l’équilibre et la gestion du contact mais on peut rester en parfaite maîtrise de soi. Voilà quelque chose de nouveau ! Le petit plus est que ce sport se veut un sport d’amour (SIC le prof) car les 2 forces doivent faire qu’une pour aller dans le même sens, préparez vous à me voir déclarer mon amour vénéré à ma série et à ma balle. Le mental est aussi mis pas à contribution mais esquivé pour pas déconcentrer. Par exemple, un couteau n’est pas un couteau avec une lame tranchante , non c’est un bras allongé, même astuce que je mets au golf pour avoir un mouvement fluide. Enfin, là où l’aïkido marque un point, c’est que le dojo (tatamis de combat en gros) est un espace accueillant. Il n’y a pas de compétition ou de combat, l’aïkidoka recevra le nouveau avec sourire et respect car il y a une notion de partage. Alors là, leçon à prendre dans la tronche de tous les golfeurs qui méprisent les nouveaux, les golfeurs nomades ou touristes, les golfeurs qui regardent d’un œil malveillant la golfeuse entrant dans le bar, bref tous ceux qui veulent le parcours rien qu’à eux car cela fait 10 ans qu’ils y jouent et ce n’est pas demain qu’ils laisseront des bleus leur prendre leur départ de 10H15. Enfin, pour résumer, le secret réside dans une culture nippone où on fait abstraction de l’ego et qu’on respecte plus les autres et l’environnement. Quand 50% des golfeurs (asiatiques inclus car la sagesse se gagne et n’est pas innée) auront cette notion de respect d’autrui, les parcours seront nettement plus accueillants pour tous. En conclusion, j’ai apprécié l’approche de l’Aïkido mais le passionné s’est aussi mis au golf et il travaille beaucoup les sensations et le swing ressemble à un mouvement avec le sabre. Comme quoi chaque passion a le même but, l’équilibre de soi.