14.05.2007

Noces de cuir

Cela fera bientôt dans quelques mois (début juillet) que je fêterais mes 2 ans d’union solennelle avec la petite balle blanche. J’ai monté les marches de l’autel des greens et juré fidélité à St-Andrews. Qui l’eût cru, une histoire qui partait d’une simple alchimie de circonstances et qui face à mon allergie à l’engagement ou l’abonnement à long terme (je parle des abonnements adsl et mobile bien sûr), a fait fi de circonstances rebutantes pour me prédisposer à m’investir dans le golf. Rien ne m’y prédisposait mais c’est peut-être une affaire de destin, qui sait ? Peut-être une question d’âge finalement, on se sent plus proche de l’authenticité que de la futilité mais la petite balle blanche est un univers à soi avec tous ses satellites et ses systèmes. On a l’impression d’être aussiun efficace qu’un spoutnik clignotant en révolution sur soi.1ere année, noces de coton !?! Alors si toute première année, c’est coton, je n’ai pas compris les règles du jeu ou zappé un alinéa du contrat. 365 jours après la révélation et la folie passionnelle conséquente aux premières sensations, on décide de prendre ses prédispositions pour vivre dans un bonheur idyllique mais malgré les étoiles, il y a des grincements de dents. On est souvent loin de la douceur ouatée d’un nid douillet où balle nous fait de jolies promesses. On est plutôt dans la charrue sans les bœufs ou face à l’équation du mouvement perpétuel sur une hypothèse quantique. Tout ne va pas aussi vite qu’on le voudrait, tout ne vient pas si facilement, rien est acquis mais tout reste à construire. Le meilleur talent cérébral connaît les limites de l’entendement.  Même une histoire d’homme de mars et de femme de vénus paraît d’une évidence consternante face à la super nova d’une balle aux multitudes alvéoles de mystères. 2 ans, les noces de cuir. Doit-on comprendre qu’on a rossé la bête et qu’on a la peau tannée par les coups retors. Beaucoup d’évènements incompréhensibles demeurent inexpliqués. Pourquoi elle part comme ça ? Pourquoi elle ne va pas aussi loin qu’on le voudrait ? On garde encore le secret espoir que les choses vont s’améliorer, de longues années sont à venir, presque l’histoire d’une vie, tous les fondements sont à poser. On y va donc mors aux dents mais si on regarde déjà le chemin parcouru, il y a de bons moments et des débuts prometteurs. Les choses rentrent dans l’ordre petit à petit. Cuirs comme des liens qui deviennent plus solides et tout vient à temps à qui sait attendre. C’est beau de se persuader de la sorte mais on oscille entre folie et dépit dans l’impatience. Certains arriveront à s’engager dans la compétition avec la balle adorée, d’autres attendront que le cuir soit bien tendre pour jouer fair play. Restons romantique, je suis encore dans le coton pour 3 mois tant que le cuir n’a pas claqué. Je reste cajoleuse avec Mis balle même si elle me fait des coups digne d’une catin mais soyons swet sweet sweet. Non sincèrement, ça claque trop, je frappe comme une rosse. Je vais franco de port avec elle pour regler les tagiversations.Attendons les 3 ans pour le froment, on récolte les fruits des efforts. Tout un programme pour une longue vie.

Commentaires

Effectivement le golf c'est une sorte d'union entre le "je" et le "moi" et c'est pour cela que c'est si interessant.

Et puis quand arriveront les noces de chênes, nous aurons assez d'expérience et de recul pour survoler l'obstacle et pourquoi pas le contourner

Ecrit par : golfeur1975 | 18.05.2007

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