11.05.2007

Le plaquage au green

Dossier sympa du dernier golf mag sur les furieux qui ont tout plaqué pour la balle blanche. Les témoignages sont éloquents, l’agriculteur au bout du râteau qui crée son golf, la surdiplômée de droit qui passe de l’accueil à la direction d’un golf (bizarre mais je comprends tout à fait ce qui l’a poussée…), le sportif de haut niveau qui a la révélation en tapant une balle et celui qui se retrouve a brouter des pâquerettes avec un divorce en prime. Certes l’idée m’a traversé le fairways et ayant fait tous les jobs possibles pour payer mes interminables études, je conçois qu’une fois atteinte du virus, l’idée de tourner autour de la balle m’a bien titillé. Jusqu’à maintenant, échecs en série, je n’ai plus en tête l’éventualité d’avoir postuler pour un accueil , mes origines rurales ne me donnent pas de talent de jardinière mais je sais que j’ai envoyé des CV, tenté un exam dernièrement sans succès. Je n’ai pas la prétention de devenir directeur ni propriétaire car mes parents ont déjà alloti les champs pour l’héritage de leur descendance (il me resterait l’hypothèse de faire un mini-golf en dessous d’une aire de repos de l’A31, qui m’aime me suive, soyons fous !), donc pas de golf  de Brigitte en vue. Je vais peut-être postuler pour être caddie en Angleterre pour une société qui recrute des blondes (déjà que je n’ai même pas la taille pour être Miss Accueil). Il me reste à donner certains de mes talents dans le domaine, le web en l’occurrence, pour la gestion, je ne vais pas insister sur mon plantage de début mai (je n’ai toujours pas eu les résultats à ce jour). Mais face à l’adversité, claquer la porte  du « chéri, je retourne chez ma mère «  ou « au revoir président » fait souvent un bien fou (théorie de brûler les vaisseaux, pas de marche arrière) mais malheureusement a des conséquences peu prometteuses pour l’avenir, retour case départ avec les ennuis en plus. Que la reconversion soit pour le golf ou un autre projet, heureux sont ceux qui ont les vents favorables. Beaucoup de sacrifices en vue : renoncer au niveau salarial et au confort de vie des salariés fidèles, reposer sur ses acquis ou se mettre à nu devant le banquier pour trouver les fonds, il faut souvent oublier les aides et subventions entendues et attendues car il y a toujours une fausse note dans la partition selon l’administration, essayer de faire adhérer les proches et amis à son projet sans passer pour un illuminé, renoncer à la grandeur de la capitale ou du soleil pour joindre les 2 bouts, oublier les vacances et autres divertissements, demander solidarité ou compréhension à la moitié et croire en soi. Golf mag fait un listing assez proche de ces recommandations-constatations.  Les ingrédients sont sévères mais au moins pour ceux qui tentent la recette, ils pourront se dire qu’ils l’ont fait. Il y a souvent du pain maigre au menu et des grands moments de solitude mais pour ceux et celles qui ont sauté le pas, au moins ils l’ont fait. Parachute ou pas, hop, j’y vais, jusqu’ici tout va (presque) bien, jusqu’ici…

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et si tu allais faire un tour par ici : http://www.golfcadettes.com

Ecrit par : jerome | 14.05.2007

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