08.03.2007
La journée de la golfeuse
Si ce 8 mars, journée de la femme était aussi journée de la golfeuse. Imaginons un instant l’abolition de l’exclusion des femmes de Saint-Andrews, nous irions griller nos strings sur le pont en pierre ou trinquerions nos bières au club-house avec une photo à la une des journaux avec en titre « fin des privilèges masculins au golf », « abolition de l’exclusion féminine ». Cela arrivera bien un jour et ce jour, on se demandera bien pourquoi en 2007 alors qu’on fête le journée de la femme, on laisse l’âge de pierre sur les parcours autour du petit pont. Bref, pas d’esclandre sur le sujet aujourd’hui juste une réflexion sur la golfeuse, son jeu et sa vie. Les Belges (une asso à Bruxelles en fait) ont organisé la journée de la golfeuse avec parcours urbain. Sur le site de ce blog, j’ai été surprise par un questionnaire sur le sujet "le golf et les enfants, quand la golfeuse pouvait jouer ?": le mercredi, les après-midi ou le week-end et toutes les golfeuses ont répondu le week-end exclusivement. Alors que fait –on des congés parentaux ? du papa qui pourrait aussi s’en occuper ou du moins lever les charges incombant à la mère au foyer qui bosse souvent ? Il semble encore difficile aujourd’hui de mener de front vie professionnelle, famille, quotidien et loisirs, il y aura forcément des lésés. Je reconnais que si j’avais été maman, je n’aurais pas eu l’occasion de me mettre au golf ni même le temps d’y jouer. Il m’est arrivé un jour de faire le choix entre love &baby et fin d’études prestigieuses avec job à la capitale à la clé. Vous savez ce que j’ai choisi, j’étais sur un projet de vie avec des choix depuis 3 ans, le choix était cornélien mais la raison l’a emporté. Sans ce job, pas la formation où cette fameuse initiation au golf était prévue et tout le reste qui fait qu’aujourd’hui, j’en suis là, tintin ! Je sais aussi que depuis, je me serais séparée du père donc pas de regret sur la love affair mais bon, je ne compte plus mes consoeurs qui poussent les marmots. On fait fi de tout ça. C’est pas évident pour la femme d’aujourd’hui de faire ce genre de choix sachant que toutes les barrières perdurent comme ne nous le cachons pas, préférence à l’embauche pour le candidat masculin surtout en senior ou poste à responsabilité, plafond de verre ou stagnation de postes, difficultés de mobiliser les ressources ou organismes lorsque Miss nénétte porte un projet d’entreprise. J’en arrive même à penser à force de calcul sur année(s) que je pourrai me mettre en parent isolé histoire d’avoir des ressources alimentaires pour construire mon plan de financement, c’est grave d’en arriver là. Je pourrais presque appeler bébé Cotisation ou Dividende, si l’état civil accepte Pikatchu ou Trésor... Alors le golf. Il arrive à se présenter comme un luxe autant que pourrait être la cigarette, une nouvelle couleur de cheveux à entretenir, une voiture à grosse cylindrée, une escapade à Venise, des soldes à Londres ou d’avoir un Yorkshire. Il faut du temps, de la sérénité, pas de contraintes et un budget. On oublie les projets de faire de la compétition de classement comme le concours de beauté de Tobi le chien, c’est accessoire et pas essentiel. La femme d’aujourd’hui doit choisir l’essentiel, les moyens nécessaires à sa subsistance et survie, rester lucide, arrêter de rêver sa vie et tenter de vivre ses rêves dans la mesure du possible. Je n’ai pas envie de dire que l’homme, bébé, logement, boulot et golf sont un challenge mais il faut se bétonner pour que chaque bastille ne s’effondre pas. Je me dis que même si j’avais été un homme, (non je ne serais pas capitaine) je penserais aussi que les femmes sont de belles créatures qui méritent un hommage car elles créent des empires en ouvrant les bras (presque du Cabrel là), remontant les manches et avec le cœur. On mérite toutes plus qu’une journée par an. Au fait, Bénéfice comme prénom, c’est pas mal, non ?
13:25 Publié dans Réflexions golfiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journée de la femme, golf




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