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01.03.2007
Peinture multi-coach
Ce n’est pas un scoop mais depuis quelques années, la notion de coach envahit notre quotidien. Coach minceur, coach maquillage, coach relooking, coach cuisine, coach parents, coach déco, coach séduction, love coach, coach management, coach fitness, coach mariage, coach retraite avec le summum du coach du développement personnel qui investit notre carrière professionnelle ou essaie de trouver votre voie pour votre vie privée. Tous les plans sont à élaborer pour une salade de coach mania avec améliorer, gérer, définir, gagner, développer, progresser… On frôle l’indigestion.
L’origine de ce concept est la démocratisation du coach sportif. La première notion est le coach de Rocky « Vas-y, baisse ta garde en dernier pour lui coller un direct droit » sur le ring et même notre cher golf est aussi cuisiné à la sauce coach. Le coach sportif est présenté comme celui qui vient chez vous vous dire personnellement que vous devez faire tant d’exercice à tant de répétitions pour perdre vos kilos sur les cuises et raffermir votre bide excédent. Pour la forme et le style ce sera le coach trainer. Mais pour revenir à notre balle, que fait de plus un coach qu’un pro ? A priori, travail sur le mental, gérer le stress, assurer en compétition, ne pas perdre l’objectif de vue… Je n’ai pas copié ça d’un bouquin, il suffit d’être logique. Pas sympa pour le professionnel qui par déduction a perdu la notion de match à gagner, gagne le cerveau d’un bulot et ne pourrait pas expliquer le mode d’emploi de la compétition. Attention, il y a le pro, l’entraîneur mais toujours un coach qui se fourre là. Quelquefois, le même se clonera en pro et coach mais prestations différentes. Ce n’est pas l’agent car lui il est le coach financier dans un certain sens. On obtient un imbroglio du qui fait quoi dans l’univers du sportif, déjà un minimum de 4 personnes qui chiffrent en satellite. Le coach est devenu un nouveau gourou spirituel. Bref, si je poursuis la logique de la nécessité d’un coach, celle-ci pallie une motivation nulle du client à se prendre en main ou d’être dans la capacité de faire les efforts nécessaires pour atteindre le but. Le coach possède donc le statut de télépathe et de psychologue, arrive à déterminer les freins et les forces du sportif et lui prescrit une ordonnance, oups plan pardon, avec des actions dopantes sur le mental. On déduit donc que le sportif comme le salarié, la grosse, le jeune parent ou retraité, a perdu sa capacité de prendre du recul et de juger de la situation de libre arbitre. Bref, le lobe droit du cerveau est parti dans la déconfiture. On greffe celui qui vous prend 50 ou 500 euros de l’heure. On deviendra peut-être plus malin du coup. De toute façon cette notion existe depuis la nuit des temps, le premier a avoir publié son bouquin s’appelait Machiavel. La couronne tombait souvent sur une tête vide. Reste à savoir s’il faut prendre un coach intelligence pour sonder si on a de la matière à prendre un coach management pour décider de prendre un coach relooking pour améliorer son style et un coach famille pour gérer la maisonnée et un coach sport pour pouvoir mettre la balle dans le trou et prendre un coach timing pour gérer tout ça. Je touche du bois en me disant que jusqu’à maintenant j’ai su gérer ma vie sans faire appel à un tiers soi-disant mieux placé que moi pour gérer la situation. On est toujours le mieux placé pour connaître nos limites. Aide toi et le ciel t’aidera.
13:15 Publié dans Réflexions golfiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : golf, coach, mental, pro, entraîneur, coachmania




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