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17.07.2006

Female Golfer Trivial Pursuit

J’ai fait exprès de mettre un titre accrocheur pouvant laisser croire à une histoire d’un pervers poursuivant une golfeuse sur un parcours. Que nenni ! Ceci est une histoire de  golfeuse (female golfer), entre golfeuse et pour golfeuses et autres chalands. Approchez !

J’ai découvert l’autre visage du golf féminin. Par rapport à celle masculine, la compétition entre dames est beaucoup plus chevaleresque, voire gentleman. Il n’y a pas de pinailleries ni de caprice sur la pauvre petite balle qui fait son égoïste, pas de crises d’hystérie ni d’égocentrisme exacerbé, juste une attitude conviviale sur le parcours. N’est-ce-pas Messieurs ? Le golf se contente de révéler la part féminine de nos hommes. Pour nous, la part masculine revêt l’habit de la rivalité. Mais en réalité, la compétition est ailleurs ! Elle n’est pas là sur l’herbe à faire rouler la balle, elle est dans l’attitude. Oui, la golfeuse contrairement à son homologue masculin est soucieuse de son apparence. Elle ne peut accepter de relever le défi en ayant l’apanage d’un manant.  Le golfeur peut accepter de prendre son polo habituel et son pantalon multipoche mais la golfeuse se voudra la plus belle, la plus élégante, la meilleure golfeuse d’apparât du parcours. L’apprentissage est difficile et les premières confrontations sont terribles. Au départ, la golfeuse débutante imitera son homologue masculin en optant pour le polo  avec col et le pantalon classique. La débutante pensera respecter les lois locales mais le jour du tournoi, les plus aguerries en font fi ! Belles, minces, blondes,  anglophones, elles arborent la dernière tendance en jupe courte et couleur à la pointe de la mode ou osent l’improbable avec la petite robe et casquette assortie. Le choc pour la débutante est tel qu’elle réclame vengeance. En des termes plus triviaux et tirée de mon expérience, j’ai foncé acheter le même ensemble que cette bombasse ! Mais le combat n’est pas que sur les tamis ras des prairies dédiées, il se fait aussi dans les club-house où le duel prend des airs d’OK choral, laquelle va dégainer les lunettes ou le gadget le plus tendance ? Je n’ose pas évoquer l’artefact mis à l’accueil pour attirer l’opprimé  (allez à Auteuil pour voir la blonde look lofteuse from Cannes, elle devait être à l’accueil des hot d’or, attention il y en a 2 mais celle-là, une braie bombasse..). Le défi se poursuit aussi dans le public. La golfeuse affirme son appartenance en arborant la marque et le signe unique qu’elle croit être la seule élue à représenter (traduction : bermuda nuni sur une vieille bourge avec mocassins Dior à l’open). Mais elle manquera la syncope et fixera de son regard meurtrier son adversaire qui passe devant elle en l’ignorant à terre avec le même indice porté, dans le même but de surcroît. Car, vous l’avez compris, le bermuda nuni pouvait être la cause du plus grand schisme de l’histoire du golf ! Heureusement que d’autres missionnaires de ces temps ( à savoir moi) trouve le bermuda rayé de nuni juste assez classe (équivalent kiabi à 2 euros) pour mettre avec des tongs et aller à la plage car si j’arborais cette culotte, j’irai inconsciemment droit dans les bunkers pour ériger des châteaux à ma balle princesse. Alors comment devenir une légende dans ses arènes fermées où les  armes sont connues et appropriées ? Le remède est dans la quête su sang rival, un sang neuf qui sortira des sentiers tondus et imposera une nouvelle vérité au-delà des lois écrites. Les élus se distingueront par des attraits inouis qui ne  passeront pas inaperçus dans le cours d’une vie d’un golf. (trad : beni soit mes chaussures de golf bleu pêtant ! Plus on s’assume avec son look, mieux c’est).

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