09.05.2008

GI golf au golfe

Chaque base militaire aux states a son terrain de golf, histoire d’étudier les approches à découvert, les techniques d’ensablement, les tirs groupés et le tir de roquettes. Même en Irak, les soldats américains ont improvisé des practices sur les longues étendues de sable, pour pallier l’ennui, pour se prouver qu’il faisait de nombreux exercices la journée, que l’avancée sur le territoire ennemi ( j’ai fait 270 yards ce matin) était efficace de jour en jour. Seulement un jour, ils se sont trouvés à court de munitions, ils n’avaient plus de balles. Le pathétique son du clairon sonnait la défaite et une baisse de moral irrémédiable faute de visites fréquentes de pin-up comme Dita Van Reese. Alors les écoles des vertes contrées de la Californie à la Floride se sont mobilisées et les enfants on récolté des milliers de balles pour les envoyer comme mission de secours humanitaire aux pauvres et valeureux soldats qui prenaient trop le soleil là-bas au pays du pétrole. Mais cela ne suffisait pas encore. Il n’y a pas que les soldats qui jouent au golf mais il y a les diplomates, les faiseurs de paix, les messagers de l’espoir, les prospecteurs de pétrole et tout ce petit monde qui veut du bien à l’Irak et à ses habitants. Comme le pentagone a décidé qu’il ne quitterait pas l’Irak de si tôt, le baril de l’or noir jouant l’explosion du prix au quotidien, il fallait user d’une stratégie digne des grands généraux de l’Antiquité, Marc-Antoine a séduit Cléopâtre pour profiter des oasis de l’Egypte, alors les investisseurs outre-atlantique ont posé sur la carte, le projet noir sur blanc de la construction d’un golf dans l’espace vert de Bagdad. Peut-être ont-ils envie d’ajouter une nouvelle merveille du monde à la planète, néanmoins le projet porte le nom de l’opération « Tigris Woods golf and contry club » et affirme l’autorité vindicative d’un montant qui calme les ardeurs des petits mercenaires de la forêt écologique à 5 milliards de dollars. Histoire de faire un peu plus de trous dans ses vallées du Tigre oubliées pour leur passé illustre ? Le jeu de mot entre le fameux golfeur et la fleuve éponyme est plus que doûteux mais c’est sûrement de l’humour anglais. Peut-être que les GI prendront de véritables grenades pour dessiner les trous ou mettre les bunkers à portée de tirs ? Comme quoi le nouveau slogan du golfe persique est plus « Faîtes le touriste et pas la guerre » avec gazon au bout du fer. Entre gens de même niveau de compte en banque, on se comprend. Comment ? Une bombe vient d’éclater sur le marché de Bagdad ? Vous êtes sûre que ce n’est pas le Général Matt Montgrodrive qui nous a fait un super départ sur le 6?

08.05.2008

Vente Lyle & Scott

Le site de vente-privée.com organise demain vendredi 9 mai la vente des pulls Lyle&Scott hommes et femmes.
Cela peut être une bonne idée cadeaux pour la fête des pères et des mères (je ne sais pas si la livraison sera effectuée pour ces dates).
Pour cela, il suffit de s’inscrire sur le site. Si pas encore inscrit, utiliser mon adresse email sous la photo.
Le site vente-privée est un site sérieux (produit conforme, pas de produits volatilisés ou 3 mois d’attente de livraison). Par contre, victime de son succès, les produits partent vite donc y aller tôt le matin à l’ouverture pour avoir le max de choix et de disponibilité de produits.

07.05.2008

les dents du green

Sur un golf américain, le golf devient collectif…face à l’adversité. Pas n’importe laquelle, car on parle de gros morceau à la dent dure : un alligator. Oui, on voit souvent des photos de golfeurs jouant la balle à proximité de ces gros lézards qui dorment et se dorent l’écaille sans bouger le moindre millimètres de verdure. En revanche, cette fois, les dents du green ont frappé. Mettez la musique des homologues maritimes, please…Le gros reptile vert a bondi derrière un golfeur, Dwight Monreal récupérant sa balle et lui a chopé la jambe pour l’entraîner dans l’eau. Le pauvre golfeur s’est débattu, a appellé de l’aide et était déjà dans l’eau. Toutefois, Zorro est arrivé sous l’identité de Matt Johnson et s’est acharné sur ally le croco avec son club de golf jusqu’à temps que la bête vorace lâche le gigot appétissant du pauvre Dwight. Il a finalement lâché et est retourné dans ses eaux sombres. Les 2 golfeurs sont vivants mais le croqué a des os cassés et de belles morsures. La brève ne dit pas si Dwight avait l’air si appétissant que ça ou s’était parfumé à une eau de toilette plus verte que nature pour exciter le croco mais il est bon de réfléchir à 2 fois quand on veut jouer sa balle près de ces gentils croqueurs d’hommes.

06.05.2008

Sous les pavés le green

Les statistiques et l’économie nous dressent un sombre tableau. Les Français achètent moins et essaient d’acheter le moins cher. Les fins de mois deviennent difficiles, la hausse du carburant et des denrées alimentaires réduisent le budget des loisirs et des vacances. Le joli mois de mai est celui de la fastidieuse déclaration et aussi du deuxième tiers, bonjour les grincements de dent. Moins d’argent pour les loisirs signifie moins de green-fee, privation de vacances signifie adieu au tourisme golfique, carburant trop cher, la voiture reste au garage, heureux qui comme le golfeur a le golf à sa porte.  Crise alimentaire nous mène à la solution du sandwich et la peur du ballon nous prive du 19ème trou. Le marasme économique impose-t-il à notre série de prendre la poussière dans le coin où il végète ? J’ai beau chercher, je ne trouve pas de lueur d’espoir dans ce pessimisme. Je crains que le golf ne reste que l’activité des classes supérieures échappant à la sévérité fiscale des tranches moyennes. Le pauvre golfeur sera dépité de mettre sa balle dans l’étang, balle chérie de la valeur de la baguette de pain. Les classes enfants et jeunesse ne seront que l’excuse des parents de se débarrasser des crises et des caprices du mercredi et n’auront aucun espoir de motivation adolescente pour des sélections nationales. Un reportage sur mai 68 m’a « amusé »  en dressant le portrait d’une France plan-plan qui s’ennuyait. Ni les sucettes à l’anis, ni les Tanguy et Laverdure ne suscitaient l’entrain, mais il y a eu un déclic. Comme dit les « anciens », les jeunes ont eu marre des cols blancs et du moule social. Alors est-ce que mai 2008, ère du bling-bling, verra Paris se réveiller ? Les années de confort sont peut-être finies pour la majorité de la population mais n’a pas l’air de réveiller la bête sociale. Pourtant le fils Dutronc chante qu’il n’aime pas Paris, les lycéens sèchent leur cours car il fait beau, les profs tournent au prozac et compatissent avec les plans sociaux à travers les contrées. Mais cela sera-t-il suffisant pour que les pavés s’envolent, pour que les vacances se passent au green, sans délit de fortune ? La France tousse mais ne se réveille pas. Les Fairways resteront à ceux qui font siège, mais les places sont chères, trop chères pour le commun des Français. Voici venue l’ère des greens de salon et des balles en caoutchouc mou de jardins. Retour à l'esprit début du siècle où le golf était le lieu où il fallait être...

05.05.2008

Passer au vert

Effet printemps ou simple tendance du moment, le vert fait parler de lui. Qu’il soit écolo, bio, développement durable, il est bon de miser sur le tapis vert quel que soit la vocation ou l’allusion, vous en retirerez forcément le bénéfice d’être dans le coup. Déjà le jardinage est tendance, qu’il soit efficace ou simple sur le balcon, en plus il est bon d’être équitable comme avec l’arrosoir fait à partir de feuilles de métal chez Nature et Découverte (19,95€). Mais le jardin et la pelouse se déclinent aussi à l’intérieur. Particulièrement psychédélique le tapis rond vert avec des petits ronds blancs lumineux agrémentés de leds chez Habitat pour 65€ (de quoi rêver de plein de petites balles blanches la nuit). On a aussi un porte-manteau vert de forme arbuste avec des petits oiseaux aussi en métal laqué chez Incidence à 85€. Pour les plus atteints de chlorophylle, il y a le gros fauteuil en imitation gazon de forme cubique chez Coming B pour la poignée de billets verts à 497€. Le bio et le vert se met dans les assiettes et aussi sur les assiettes avec celles chez Geneviève Lethu imprimées d’herbes des champs et de pâquerettes (entre §,80 et 8,90€). Même les murs deviennent verts avec promo sur le papier peint « Arc » chez Saint-Maclou à -20%. On peut se lâcher sur tous les stickers dans la cuisine ou sur les murs qui manquent d’originalité bucolique avec fleurs, coquelicots, iris, touffes et joncs, tout est disponible dans tous les magasins. Certes cela fait plus rough que fairway mais restons humble face à Dame Nature. Je passe sur les légumes de saison comme l’asperge verte où les recettes fleurissent sur chaque page de revues, jointes aux essais sur le kiwi. Smoothies et potages se déclinent verts avec avocats ou fèves. L’habit est vert, que ce soit dans la couleur (émeraude, fluo, colvert, sapin) ou la texture variant du bambou ou coton bio. Tout est vert même dans les cosmétiques, peut-être allons nous réhabiliter officiellement le concombre en rondelles sur le visage. Il suffit de rester en circulation car même dans les pubs, c’est le perroquet vert qui laisse passer le 4x4 urbain. Si vous devenez vert de jalousie de la meilleure adaptation à la verte attitude du voisin ou de la belle sœur, évitez de virez au rouge de colère ou sur le compte bancaire, peut-être l’automne verra une nouvelle tendance ?

02.05.2008

Crise de la cinquantaine

Dans un mag féminin, aux pages courrier des désespérées, il y avait l’appel au secours d’une épouse délaissée par son mari. Elle disait qu’il arrivait sur ses 50 ans, les enfants étaient grands, il s’était mis au sport (à votre avis, je pense savoir lequel…) où il passait beaucoup plus de temps avec ses copains et nouveaux amis, dont une nouvelle amie, beaucoup plus jeune que lui. Il assurait que c’était une amie avec qui rien ne se passait mais ils parlaient beaucoup ensemble et cela lui faisait du bien. Bien sûr la pauvre épouse n’était que bonne à nettoyer son linge sale, à faire les courses et la cuisine. Elle mettait la crise de la cinquantaine en cause.
Alors on revient au golf, fameux motif de divorce. Evidemment nous tous, golfeurs, on connaît tous un titi de 50 ans qui utilise le golf pour ne pas rester à la maison (je me rappelle des discussions entendues entre golfeurs qui étaient peu louables) et encore plus si c’est une excuse pour s’épancher sur une épaule plus jeune. Moi-même étant une cible, au lieu de mettre « Silence je joue » comme une célèbre marque je pensais mettre « Silence, je suis lesbienne » ou «  Respect, mon homme est pillier au rugby ». Alors, je vais reprendre les réponses données par les lectrices : «  Rends visite à la jeune coquotte et explique toi », « Fais toi belle, coiffeur shopping et mets toi au sport pour prouver que tu peux vivre aussi et être désirable », « ne reste pas là à te morfondre » etc. Exactement ! Mesdames, sachez que tous les hommes en n’ont rien à faire des années de fidélité (foutaises, fadaises, promesses, paroles de Dalida) et au bout d’un moment, ils veulent changer d’air et surtout de femmes (cuisinez au viagra, vous perdrez votre gras). Alors  oui, c’est injuste, dégueu et tout ce qu’on veut mais rien ne sert à pleurer. Seul conseil : Faîtes pareil ! Regardez Madonna, elle arrive sur ses 50 ans et elle se remue comme une jeune et des ados ne lui diraient pas non. Alors réveillez la femme qui est en vous. Enlevez l’image figée de vous que vous gardez depuis 20 ans de mariage (frisettes mises en plis, jupe aux genoux, cardigan). Faîtes vous aider (botox s’il le faut), mettez les affaires sexy, les talons, les bijoux et les maquillages, tout ce que vous n’osiez pas avant de peur que Robert vous dise « Mais tu joues à la jeune ou quoi ? » . Oui allez-y ! Mais le plus important : mettez vous au golf ! Devenez Sharon Stone (elle y joue). Ce n’est pas réservé (qu’) aux hommes, prenez des leçons, jouez avec des jeunes, des mecs, des nanas et remplissez votre agenda de séance manucure et de leçons avec le beau Greg. Robert titille la jeune Nadine pour des « discussions psychologiques » (on sait tous comment cela se termine) et bien profitez de l’éventail que vous offre un golf et ses membres : bonnes situations (bémol des pensions alimentaires à verser), industriels ou médecins, et souvent en recherche (le loup de Tex Avery) ‘d ‘emploi «  très personnel. Une de mes propriétaires lorsque j’étais étudiante m’avait clairement dit derrière ses sillons creusés par la vieillesse et les UV, veuve de médecin, que le golf était plus qu’un sport pour elle, avec un gros clin d’œil. Alors Mesdames, Robert fait le coq, vous, faîtes la renarde dans le poulailler. Vous avez encore 30 belles années devant vous. Ne laissez pas un blaireau vous les gâcher.

01.05.2008

Keep green

Quelquefois les people font des trucs des plus étranges mais qui peuvent être bien. On savait déjà que Robbie Williams jouait au golf et avait pris des cours avec Colin Montgomerie. Maintenant, c’est à Justin Timberlake de jouer la carte golf. Est-ce prenant exemple sur Madonna se mettant à l’heure du « tee » anglais, qu’il a décidé après avoir participé à l’album de la dame de 50 ans, d’acheter un golf écolo à Menphis. Oui hallucinant. On se dit que ce jeune freluquet qui essaie depuis des années de se gagner de la matûrité en slalomant avec les petites copines comme  Britney Spears et Jessica Biehl, le voilà fan de golf. Pour la touche écolo, c’était plutôt Leonardo Di Caprio qui avançait l’atout là. Roulant en Toyota Prius (je crois ou autre voiture hybride) il se lance dans la campagne école « sauvons la terre » en réalisant un film de la même veine que le reportage de Al Gore. Ils vont devenir copains ces 2 zygottos. Si on me propose de jouer ou même de faire le caddie pour une partie entre Robbie , Leonardo et Justin, moi j’y vais. J’y fonce avec un tee-shirt « keep green à donf ». Bon c’est vrai, leurs copines sont plus style grand mannequin brésilien, grande silhouette au cinéma ou petite pile déchaînée blonde. Ce n’est pas demain que Gala va parler de moi sauf si je me retrouve nez à nez avec Carla dans Paris. Gardons espoir que toutes les jeunes groupies de ces stars se mettent au golf et voient peut-être dans cette pratique un passeport pour mettre plein la vue à leurs idoles.

29.04.2008

Le Simulatour Infernal

J’ai testé enfin la dernière mode au niveau golf dont on entend parler partout ou presque : le simulateur de golf. Le fameux grand écran dans lequel on tape et où la balle virtuelle continue son chemin comme elle le ferait en réalité. Quand on sait que certains riches américains se font installer un simulateur chez eux, histoire de s’entraîner au golf quel que soit le temps, on se dit que cela doit être plus qu’un gadget. Alors j’ai pris les clubs et j’ai fait un parcours qui s’appellait protee Ayden Heights quelquechose du genre. Normalement, cela devait prendre plusieurs trous difficiles de parcours à travers le monde mais première déception, je n’ai pas eu droit à des temples japonais comme promis ni des déserts à cactus juste des montagnes enneigées au loin avec des sapins. Mais avant tout, la première sensation est assez géniale. On se croirait dans un jeu video. L’écran, le paysage, la moquette PGA imitant le gazon et le bruit des oiseaux et du vent. Dés que l’engin est lancé, le nom de chaque joueur arrive et chacun joue en fonction de sa balle comme dans la réalité. Ambiance « Même joueur joue 2 fois » ! L’effet déplacement sur la balle nous donne la vitesse de Flash ou Superman, nous éblouit au début puis on l’oublie dès qu’on commence à trimer. Autre plus, les conseils de fer à utiliser, c’est le même principe que les jeux video golf.
Je sais qu’on peut régler la difficulté du jeu mais la trajectoire est mise d’office soit vers le drapeau soit vers le point stratégique entre les bunkers et le dodleg. En gros, il suffit de taper droit pour jouer sauf si on intervient sur le moniteur. Mais même si on croit que cela peut être facile, c’est là où tout se complique : taper droit. En fait, pour que la balle soit prise en compte, il faut qu’elle passe sur 2 capteurs. Seulement ceux au sol sont disposés en entonnoir, ok pour passer sur le grand mais le goulet d’étranglement de 20 cm est moins drôle. Donc commence la galère de belles balles qui restent dans le néant et la quatrième à bout de nerfs qui est prise en compte.
Pour résumer, les bons joueurs vont s’éclater, ceux qui tirent dès l’impact trop à droite ou à gauche vont galérer et hurler à mort.  Résultat sur un Par 5, j’ai fait 8 mais j’ai dû taper 24 fois et là j’étais morte et énervée. Même sans se prendre au sérieux, ça fait le même effet d’avoir une télécommande pour zapper sauf que la télé ne répond pas. On a envie d’éteindre et de se barrer faire du sudoku s’il le faut.
Il faut donc jouer square. Square à l’impact, balle centrée sur vote club et votre tir est pris en considération sur l’écran. Enfin dernier bins, pour putter, il faut un peu bidouiller car le principe est de toujours jouer sur tee pour que les calculs soient efficaces.
Alors au final, une fois l’émerveillement passé de se croire Lara Croft ou Super Mario dans un golf 3D, on tape comme des machines ou des robots que la machine traîte de défectueux par son mépris qu’elle inflige à nos tirs. La partie de plaisir tourne à l’acharnement pour que la balle aille droit. La technique du boulet sur parcours reste identique au simulateur, ordre de priorité selon la position de la balle, donc il faut être prêt à taper la balle encore et encore, comme quand on est 54 avec des joueurs à 10, une fois prise en compte et d’autres non comme bonus. Au bout d’un moment on a envie de balancer le club contre l’écran. Il n’y a pas de techniques à bosser puisqu’on est toujours à plat et sur tee. Les contraintes vent, rough et autres sont calculées par la machine. Il y a juste les approches à doser et la puissance à mettre en jeu. Comme toutes les nanas, ok pour les approches, galère pour le reste.
En conclusion, c’est un bon gadget pour grands ados qui ont envie de se défier avec l’esprit jeu vidéo, franchement à conseiller aux jeunes golfeurs pour les motiver, sinon il faut être un bon joueur square à l’impact pour s’éclater. En dehors de ces 2 catégories (surtout si on est nul au golf), on reste perplexe comme à la sortie d’un manège à grande sensation dont on attendait beaucoup plus. Le simulateur n’apporte pas la solution au manque de pratique et de technique sur un golf. Il faut le prendre comme un jeu, un waouh machin.

28.04.2008

Le golf fait son cinéma

Depuis quelques mois on voit le golf poindre son nez sur nos écrans que ce soit dans les films ou les publicités. Pour Renault, grande tentative de s’aligner sur les ads occidentales en essayant de vendre une voiture (la Laguna 4 roues motrices) avec une campagne sur les greens. Un golfeur prête les clés à son pote qui dit juste bof et quand il reprend la sienne il s’empointe les sacs de golf et les bacs à fleurs. Humm déjà que des hommes, sauf une blonde dans la quarantaine qui passe en arrière plan, avec une empathie « moi je reste le meilleur ». Bof, si on sait que les grosses Renault ont comme principale clientèle les Seniors qui veulent partir voir les petits enfants avec la belle voiture. Pourquoi pas ? Par contre, le cinéma se lâche sur les drivers et bois en tant qu’armes du crime. Déjà Funny games qui reprend des jeunes psychopathes qui menacent une famille avec les clubs à la main. Je passe aussi sur tous les autres films, séries TV y compris comme les Experts où la pauvre victime a souvent le crâne fracassé à coup de drivers. Bouh le golf devient le loisir des criminels ou serial-killers. Autre film à l’affiche avec Jean Dujardin, Cash, où l’acteur veut se venger du meurtre de son ami dans les milieux des casinos et hop, direction riviera, on prend le golf comme décor. Ticket gagnant pour grosse fortuene. Tant de haine, de vengeance, de mesquinerie, de manipulation et d’argent comme parrure pour le golf, mais pourquoi ? A quand un film comme Termina Golf où le grand demeuré prend les clubs du grand-père pour jouer comme un hockeyeur. Au moins on rit. Pensons à la jeune génération qui va garder l’image du golf qu’on leur montre. Sport de mecs qui se la pètent, lieux où seuls les mafieux prennent l’air, matériel à double utilisation surtout en violence… Mais à quand un Harry Potter golfeur ? Le quidditch se joue avec une espèce de balle finalement et hop coup de balai pour la renvoyer. Ce n’est pas vraiment du golf ok. Même la Wii montre un garçon qui n’arrive pas à jouer et c’est Papy qui montre comment jouer. Au secours ! Pourquoi tant d’allusion aux personnes âgées ? Gardons le golf jeune même si la population vieillie. Avril Lavigne montre du mini-golf dans un de ses clips. Elle ne se la joue pas Paris Hilton, ni serial killer. Lançons le Rock’on golf. Tant pis, l’image du golf restera celui d’une vieille star qui monte les marches sur un tapis rouge roulant avec canne à la main.

24.04.2008

Airboard concurrent de Segway

01443e7a7a1340f8b5d9aae8c4565a88.jpgIl y a 2 ans j’écrivais sur le Segway (Segway by the way,enfin le 11 octobre 2006), engin à 2 roues électrique où on se déplace debout, on accélère, freine ou tourne avec le mouvement du corps. Je l’ai seulement essayé sur le salon du golf et sensation garantie, on a envie de ce jouet pour se transporter à la Star Trek dans le monde réel. Beaucoup en parle…seulement (hélas) aujourd’hui mais ces engins sont là depuis un moment. Même que des locations sur golf ont sombré dans l’oubli pour un prix autour de 100 euros et faute de young people adeptes de fashion tendance (paix à celui que j’ai vu dans le 16ème à Paris espérant qu’on ne le pousse pas dans le caniveau pour lancer la mode du segwayjacking). Il existe une version golf avec des roues adaptées aux greens et un porte sac. Mais voilà, comme dit Maître fung Ho shi san « quand les magazines en parlent, c’est déjà has been », en fait la Loi de Moore étant plus reconnue affirme qu’au bout de 18 mois, le dernier concept est dépassé. Donc si je calcule avec mon article sur le segway, pam, on y est. Désolé les copains qui écrivent dessus, je flaire la nouveauté avant vous. Je devrais demander l’euro parabolique ;-)
Alors dura lex sed lega, Segway n’échappe pas à la règle. Un concurrent fait parler de lui et vise les aires de loisirs. Airboard est arrivé en France et se présente comme une soucoupe volante sur air. Le principe est quasi le même (debout, «barre », mouvement) sauf qu’à défaut de roues, une jupe se remplit d’air qui est pulsé par une turbine créant un coussin d’air. On vole, on est à 20 cm sur la surface, comme dans les mangas ou films de SF (Surfer d’argent me voilà). On peut se déplacer sur les surfaces planes (bitume, glace, terre, herbe rase) mais pas en ville car il n’est pas (encore) autorisé (ah cette France procédurière). Pourquoi est-ce un concurrent du Segway pour les golfs ? Car le terme d’herbe rase considère nos prairies golfiques (même si certains laissent à désirer sur le « rasage » justement et que je préfère le terme de prairie que de gazon) mais que le phénomène gnagnagna peut jouer en sa faveur. La gnagnagna attitude est la réponse du français souvent patron de golf-tout-puissant qui est allergique à la nouveauté. Le Segway bute sur le « Mais les roues risquent d’abîmer le terrain gnagnagna gnagnagna ». Mais l’Airboard est recommandé avec casque et genouillères pour l’instant et j’entends déjà le « Mais on ne peut pas jouer au golf harnaché comme ça gnagnagna » (mais ils font comment les hockeyeurs alors ?). Donc pour me la jouer à la Samson, je vous laisse trancher dans le vif du sujet après cette comparaison.
-    Point positif de l’Airboard : juste de l’air ecolo-attitude, pas de roues à priori (peut-être une a l’arrière servant au démarrage mais pas sûr) donc pas de problèmes de terrain dégradé
-    Point négatif de l’Airboard : le bruit car on dirait que l’aspirateur de mémé est en route
-    Point positif du Segway : il existe déjà en version golf et reste silencieux
-    Point négatif du Segway : les roues doivent être acceptées sur le golf
-    Point positif des 2 : Mega sensation de voler, d’être superman
-    Point nul pour les 2 : même prix, 6 000 euros ! Aïe, ouille, hiii

Il vaut mieux se la péter sur les avenues des villes balnéaires de Floride et de payer moins d’impôts à Oncle Sam que se la jouer Bob Morane au Moyen-Âge français. Pour les curieux, le site d’Airboard (je crois qu’on peut en faire à Maurepas 78) : www.airboard.fr

23.04.2008

Street golf touristorama

Lb3ece998ec868777fe0d7ac9e45f8c0a.jpga Suisse s’est jetée à fond sur les barres de dynamite ca ils viennent de faire un pas de géant dans le domaine du golf. Pas n’importe quel golf, mais le golf urbain (street golf, urban golf, bref tout le city golf). En fait, c’est simple, Céline Curty (une nana, yes, yes), stagiaire de surcroît (comme quoi ce n’est pas l’ENA qui fera de bons ministres comme disait l’aïeul), à l’office de Fribourg, a eu l’excellente idée de créer un circuit de 18 trous sur la ville pour découvrir le panorama de celle-ci. On est plus proche du mini-golf que du golf car le but est de tendre un club de golf aux touristes avec un plan des 18 trous qui fait office de carte de score. Hop c’est parti, on découvre les rues moyenâgeuses de cette cité helvétique avec la version moderne de la chole. Les départs et les trous sont matérialisés avec des pelouses artificielles. La balle est en caoutchouc comme pour le golf urbain donc pas de risques pour les vitrines et autres fragilités citadines. Comme quoi, le golf a de nombreuses vertus et peut même faire l’office d’un guide touristique à l’intérieur des murs de la ville. Les Suisses ont, quant à eux, compris l’intérêt que peut procurer le golf urbain. A quand je me lance dans une expédition groupée vers la Suisse à défaut de budget pour le Japon? Ils sont malins ces Suisses !

Site de l'office de tourisme de Fribourg 

22.04.2008

Barrière à l'entrée

La Région Parisienne rassemble stratégiquement une bonne part des golfs Français. Toutefois une question perdure : Pourquoi tant de difficultés pour accéder à la prairie verdoyante ? Je m’explique. Départ tôt le matin avec la voiture pour se rendre sur un golf dans la banlieue sud en semaine. GPS programmé (merci les golfs de mettre les adresses compréhensibles par les GPS sur leur site, s’il y en a un) et c’est parti, évitant et slalomant entre les bouchons et les trafics surchargés de Paris by car entre 8 et 9H00 du matin. Je réussis à m’y rendre au bout d’une heure de trajet (estimation de mappy, moins d’une demi-heure). Je vois un panneau « Golf de la dernière chance » à un croisement et après plus rien. J’ai vu des greens au loin, j’ai roulé mais rien. J’ai vu une barrière style parking réservé aux camions avec le panneau « Restaurant de l’affamé » mais pas de golf. Je remets mon GPS sur les services de loisirs à proximité, hop, le golf est trouvé. Il m’envoie dans un petit chemin de traverse et m’amène vraiment dans le hangar des appareils des greenkeepers mais pas dans le golf. Je passe sur le fait que je roulais à 30 et que je me suis arrêtée devant le chemin de terre et qu’un gros SUV m’a éclaté les tympans avec son klaxon, c’était trop compliqué de passer à côté de ma voiture parasite paumée en rase campagne. J’ai continué sur le goudron et je suis tombé sur un autre village mais pas de golf. Je suis repassée devant la fameuse barrière mais ce n’était pas indiqué que c’était le golf mais un Restaurant (et sa zone de livraisons ?). J’avais fait l’immense erreur de ne pas prendre le numéro de téléphone du golf pour leur demander par où je rentrais pour les voir. Finalement, mon départ a été décalé et ça ne m’arrangeait plus (comme quoi, à croire que je ne devais pas être sur ce golf ce jour-là) alors j’ai fait demi-tour. Le golf a perdu un client car nulle indication pour trouver la porte d’entrée. Le retour m’a pris une bonne demie-heure bizarrement. Je ne comprends pas pourquoi les golfs mettent des barrières, ou des grilles à l’entrée, personne n’a envie de les franchir. Même une opération découverte golf n’empèchera pas l’énervement de faire la course en long et en large faute d’indication avec une porte fermée et une voix acerbe dans l’interphone. Si le golf veut garder sa vache à lait, mieux vaut indiquer clairement l’entrée de l’étable.

17.04.2008

L'art en privé

Les rares golfeurs impénitents qui ont tenté de braver le rio périph ont réussi à franchir la Porte de Versailles pour imposer leur présence au Salon du Golf. Une chose donnait un autre ton au salon par rapport à l’an passé (non pas la superficie), quelques œuvres d’art égrenaient les grandes allées de la déperdition. A chaque croisement, une œuvre d’art originale comme une sphère de têtes en acier ou un tee géant blanc comme un totem fendu en 2 signalaient au gringo qu’ils erraient dans un désert artistique. La preuve que l’on peut détourner le golf de son utilisation première. Cette année, un artiste, Hubert privé, bien original, a planté ses clous dans le flanc du golf coincé pour afficher son empreinte qui n’a pas laissé indifférents les afficionados. Intéressés par la prime, sa tête n’est mise à pris mais vous pouvez essayer de mettre votre wanted sur ses réalisations. Vous pourrez mettre en avant que le golf est compatible avec l’imagination et la création.
Pour ceux qui ne sont pas partis à la conquête du salon, ils peuvent partir à l’ouest car il expose au golf national (Guyancourt, ouest de Paris). Sinon, pour commencer à saliver, vous pouvez vous rendre sur son site
www.golfenprive.com

16.04.2008

Japan golf

Les chinois sont à la une à cause des (ou grâce aux ?) JO, le golf parle des coréens sur le circuit mais qu’en est-il du Japon ? On connaît les marqes Mizuno, Miura, Honma qui alignent les zéros et évoquent un certain prestige. Le sérieux des marques les précèdent mais on retient peu de noms japonais sur le circuit (il y a plus de japonaises dans le classement on dirait ?). Est-ce la cas au Japon ? Oui, le golf est un signe distinctif au Japon. Cela fait la différence dans les relations, un plus, la note caviar au menu. Malgré des infrastructures que les occidentaux apprécient moins comme les practices cages à lapins sur plusieurs étages, le golf est une lettre de noblesse. Les gree-fees varient entre 90 et 100 euros, cela nous choque de moins en moins depuis qu’on ressent la volonté de voir très grand sur certains golfs français, surtout le week-end.
Dans la plupart des golfs, on vous remettra une clé de vestiaire (rokka-ki) et une carte avec un code-barre. Cela vous permet de jouer, d’aller au club-house et de payer seulement à la fin de la journée votre facture. C’est le même système que dans certains hôtels avec le bracelet à badger pour chaque consommation et vous payez la note à la fin.
Pour savoir ce qu’il y a dans votre sac, voilà les rudiments à apprendre par cœur (un petit sakké pour motiver ?):
Driver: doraiba
3 bois: su-poon
4 bois: ba-fi-
5 bois: go-ban wood
7 bois: nana-ban wood
3 fer: sanban aian
4 fer: yonban aian
5 fer: goban aian
6 fer: rokuban aian
7 fer: nanaban aian
8 fer: hachiban aian
9 fer : kyu-ban aian
PW: pichingu
SW: sando
Putter: pata

Po